On pousse la porte du « café moderne » de Vaulx-en-Velin. Le patron, un quadra barbu, reconnaît Smaïn immédiatement."Eh, le militaire ! Toujours en vie ?"Smaïn sourit, commandant sans hésiter :"Deux kawoua, Momo. Bien serrés."On s’installe en terrasse. Le café arrive, noir et corsé. Je goûte, grimace :"Putain, c’est fort !"Smaïn rit :"C’est comme nous. Au début, ça surprend. Après, on peut plus s’en passer." Il marque une pause, me regarde avec un sourire en coin. "Et puis, entre nous, c’est pareil, non ?"Momo passe avec un plateau, lance :"Alors, Smaïn, ça te plaît l'armée ?""Pour l'instant je m'éclate." Il me regarde en rigolant, puis ajoute avec un clin d'œil : "Après... On verra." Il me regarde, un sourire en coin et l'œil allumé. "Lui, il a trouvé sa voie !"Je bois une autre gorgée. L’amertume persiste, mais quelque chose me dit que je vais m’y faire.On reste muet encore un moment, visiblement secoués par la scène qu'on a vue dans la cave.Smaïn semble rêveur, un petit sourire accroché à ses lèvres."Tu penses à quoi ?"Il me regarde, les yeux brillants, presque fébrile :"Putain, Pierre, ce qu’on a vu… ça vaut tous les films porno du monde ! Et en vrai, en plus ! T'as vu Karim comme il l'a niquée ?"" Oui, je dois avouer qu'il assure..."Il s’anime, les gestes amples, comme s’il revivait chaque détail."Il assure? Mon frère ? Ouais, il a assuré ! Mais t ’as vu son zob dressé ? T’as vu la taille ? Et surtout…"Il baisse la voix, comme pour partager un secret."T’as vu comment il a géré ? Un vrai pro, je te dis. Et Catarina… putain, elle a aimé vraiment ! Et en plus, il a laissé l’autre lui titiller les tétons, mais il a direct calmé le mec quand il a essayé d’aller plus loin. Un vrai homme, quoi ! Un étalon !"Il marque une pause, puis son regard s’illumine d’une fierté presque fraternelle."Et le plus impressionnant, c’est la force avec laquelle il la tenait à cheval sur lui ! Elle pesait tout son poids sur lui, et lui, il la soulevait comme si c’était rien. Et sa résistance… Il a tenu aussi longtemps sans jouir, attendant qu’elle jouisse en premier pour enfin la remplir de tout son jus. Je suis certain qu’il l’a inondée, Pierre ! Il doit gicler une quantité de sperme dingue, j’en suis certain. Tu l’as vu comme il était tendu ? Comme il a joui ? Putain, c’était un vrai tsunami, mon frère !""Et le plus beau, c’est qu’il a gardé son sang-froid. Il a pas cédé à la pression, il a fait ce qu’il voulait, point. C’est ça, être un homme. Pas un gamin qui se laisse faire n’importe quoi par n’importe qui. Mon frère, il a du caractère, du respect. Et en plus, il a un zob de fou !"Il tape du poing sur la table, faisant trembler les verres."Mais putain, Pierre, t'as pas l'air d'avoir tout vu ! T’as vu comme il la défonçait, cette Catarina ? Et elle, elle en redemandait ! Et lui, il gérait comme un chef. Un vrai !"Je souris, amusé par son enthousiasme débridé."T’es vraiment fier de lui, hein ?""Fier ?" Il éclate de rire. "Putain, ouais ! C’est mon frère, et il a du cran. Il assume, il gère comme un pro, et il se laisse pas marcher sur les pieds. C’est ça, un vrai mec. Pas comme ces gônes qui se laissent faire n’importe quoi par n’importe qui."Il prend une gorgée de kawoua, l’air satisfait."Et en plus, il a un physique de dieu grec. T’as vu ses abdos ? Ses épaules ? Putain, c’est un pur produit de la cité, mon frère !"Il me regarde, les yeux pétillants.Il rit, puis commande deux autres kawoua à Momo, qui passe par là."Allez, on reste encore un peu. J’ai pas envie de bouger. Pas après ça."Il me fait un clin d’œil."Et puis, on a bien mérité une pause, non ?""Et toi, t’en penses quoi, alors ?"Je hoche la tête, un sourire en coin"Ben… il a l’air de savoir ce qu’il fait."C’est tout ce que tu trouves à dire ?Je sens mon visage s’embraser, mais l’excitation me submerge. Je baisse la voix, presque malgré moi"Mais non, connard! T’as vu le corps de ton frère ?" Je serre les poings, revivant chaque instant. "Ses épaules, ses abdos, ses fesses… chaque muscle qui se tendait sous sa peau. Et son zob… Putain on est des gamins à côté de lui... Son zob dressé comme un pieu, veiné à en crever. Chaque coup de rein, c’était comme s’il la transperçait. Et elle, elle hurlait, elle se cambrait…" Je marque une pause, le souffle court. "Et lui, il a attendu. Il a attendu qu’elle jouisse avant de lâcher prise. Et quand il a enfin joui…" Je secoue la tête, les yeux brillants. "Putain, j’ai jamais vu un mec gicler comme ça. Comme un putain de geyser, j'en suis sûr, même sans voir. Elle devait être inondée. Et moi…" Je ris, un peu gêné mais sans regret. "Moi, je bandais comme un fou. Juste à le regarder, lui. Juste à voir son corps en action.Je me penche vers lui, la voix plus basse encore"Et puis…" Je baisse les yeux, un sourire en coin. "T’as vu les deux autres ? Ils se pelotaient, ils s’embrassaient… Putain, Smaïn, ça m’a encore plus excité. Leurs bouches, leurs mains…" Je passe une main dans mes cheveux, encore sous le choc. ""Moi, je bandais comme un fou. Juste à le regarder, lui. Son corps en mouvement, cette puissance… Putain, ça m’a retourné. J’ai jamais été aussi dur de ma vie. Et c’est là que…" Je ris, un peu gêné. "C’est là que j’ai joui dans ta main. Sans même m’en rendre compte.Je le regarde, les joues un peu rouges, mais sans regret en lui balançant"T’es content, maintenant ? Et je confirme en pinçant mon pantalon pour lui montrer mon état d'excitation identique.Il éclate de rire, fais de même discrètement pour me montrer qu'il n'y est pas non plus indifférent....Je le regarde, assis en face de moi, les yeux rêveurs perdus dans la contemplation des passants. Mon amant. Smaïn…Son visage, marqué par cette force tranquille qui le caractérise, dégage une virilité sereine, presque noble. Ses sourcils épais, légèrement froncés, trahissent une intelligence vive, toujours en alerte, toujours prête à analyser, à comprendre. Ses lèvres, souvent tirées en un sourire en coin, révèlent une malice qui ne le quitte jamais, même dans les moments les plus intimes. Et ses yeux… ces yeux noirs, profonds, qui ont vu tant de choses, qui ont assumé tant de désirs, qui savent donner et prendre sans jamais se soumettre.Je ne peux m’empêcher de me remémorer nos instants tendres, ces moments où ses mains calleuses, habituées à tout maîtriser, m’ont caressé avec une douceur insoupçonnée. Comme cette fois où, allongés dans l’obscurité de la tente, il m’avait effleuré l’intérieur des cuisses, quand il m’a pénétré lentement, comme s’il voulait graver chaque seconde dans ma mémoire mais aussi quand il s’est endiablé fougueusement…. Ou encore quand, sous la douche du camp, il m’avait lavé le dos avec une attention presque religieuse.Un sourire m’échappe en le voyant garder sa main sur son sexe, sans se rendre compte que tout le monde peut le voir. Il le pince de temps à autre, machinalement, comme s’il avait oublié où il était. Ce geste, à la fois tendre et provocant, me le rend encore plus fragile, plus humain. Et je ne m’en étonne pas : j’ai déjà vu Karim et son père faire de même chez eux, comme si, pour eux, le corps n’avait rien de honteux, comme si le désir était une chose naturelle, presque sacrée, ou alors plus sûrement par simple reflexe...C’est ça, Smaïn. Un mélange de force et de vulnérabilité, de fierté et de tendresse. Un homme qui assume tout, sans jamais se cacher, sans jamais mentir. Et c’est pour ça que je l’aime.Je me penche légèrement vers lui, la voix basse, comme si je partageais un secret."Dis-moi…" je commence, hésitant. "Est-ce que ça t’aurait… dérangé, si ton frère avait embrassé les autres garçons ? Ou s’il les avait caressés… ou plus ?"Smaïn tourne brusquement la tête vers moi, son sourire s’efface. Ses sourcils se froncent, et ses doigts se crispent sur son verre. Il reste silencieux un moment, comme s’il luttait contre une émotion qu’il ne veut pas laisser transparaître."Bien sûr que ça m’aurait dérangé !" lance-t-il enfin, la voix tendue. "Putain, Pierre…" Il secoue la tête, les yeux brillants d’une colère soudaine. "C’est mon frère. Un vrai homme. Pas un…" Il s’interrompt, cherchant ses mots. "Pas un type qui se laisse aller comme ça. Karim, il a du respect. Pour lui, pour les autres. Et surtout…" Il baisse la voix, presque un murmure. "Surtout pour moi."Il marque une pause, le regard perdu au loin, comme s’il revivait une scène qu’il n’a jamais vraiment acceptée. "Si je l’avais vu faire ça…" Il serre les poings, et je vois ses mâchoires se contracter. "Ça m’aurait… ça m’aurait retourné. Parce que c’est pas lui. Karim, c’est un homme. Un vrai. Pas un gamin qui s’amuse avec n’importe qui."Il se redresse brusquement, comme pour chasser cette idée, et boit une gorgée de kawoua d’un trait. "Et puis…" ajoute-t-il, la voix plus calme mais toujours tendue, "c’est pas comme ça qu’on fait, chez nous. Un homme, ça assume, ça protège. Ça se laisse pas aller à n’importe quoi."Je baisse les yeux vers mon verre, un sourire en coin, puis je relève lentement les siens vers lui, avec une pointe de malice et de tendresse."Pourtant…" murmuré-je, en effleurant du bout des doigts le sien posés sur la table le plus discrètement possible. "Avec moi, tu acceptes bien que je te caresse, que je t’embrasse… que je te fasse bien plus que ça, non ?"Je vois ses pupilles se dilater, une lueur de ...
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