Ce matin là, Isabelle (Isa pour les intimes) pressait le pas pour être à l’heure au lycée : C’était la fin de l’année scolaire mais un retard serait inévitablement sanctionné : L’institution Sainte Thérèse de Lisieux de cette petite ville de province était réputée pour sa discipline la plus stricte qui soit ! Et les parents y mettaient leurs enfants depuis l’école primaire pour les former à une obéissance aveugle et une éducation dirigiste… On était en 1970 et la terreur des familles de cette classe sociale était que les débordements de « mai 68 » puisse venir là pour corrompre la jeunesse ! Ces grands bourgeois, directeurs d’usine, banquiers et propriétaires de nombreux immeubles loués pouvaient éventuellement laisser la bride sur le cou à leurs fils, mais leurs filles devaient être élevées hors des « tentations du monde », une autre façon de nommer le sexe ! Leurs rejetonnes devaient arriver vierges au mariage, et la terreur des familles était qu’elles puissent être soudain enceintes… On citait telle adolescente issue de la meilleure famille et qui avait dû partir durant de longs mois ! Pour aller accoucher chez une lointaine parente à la campagne où elle avait laissé son enfant… La mère se lamentant sur la « maladie chronique » de sa fille, pour expliquer son absence, le père tempêtant sur sa virginité perdue qui allait rendre difficile son mariage avec un garçon de leur entourage !Depuis quelques temps, on parlait à mi-voix de « hippies » de passage en ville à bord de bus Volkswagen pétaradants… Ils s’y seraient arrêtés pour acheter des cigarettes, et on leur imputait quantité de forfaits : Des vols à l’étalage chez un commerçant, la caisse d’un autre disparue, et même telle fille de bonne famille qui avait été vue en leur compagnie… Les parents menaçaient leurs rejetonnes d’être enlevées et d’être livrées à la terrible « traite des Blanches », sans que les principales intéressées ne comprennent vraiment ce en quoi cela consistait ! On en parlait entre filles, on frémissait à certaines explications… Curieusement attirées en même temps que terrifiées !Un bruit ferraillant fit sursauter Isa, qui tourna la tête en tous sens pour voir ces fameux « hippies »… Hélas, ce n’était qu’une vieille camionnette qui cahotait non loin de là ! Elle se mordit les lèvres en rêvant à ces jeunes de son âge, cheveux longs et vêtements à franges, qui la faisaient rêver en même temps qu’ils lui faisaient peur… Comme à tant de filles de son âge !Elle arriva à son lycée juste au moment où là concierge, une femme nommée la « moustachue » à cause d’une pilosité abondante, allait refermer le lourd portail de fer forgé ; et qui lui dit au passage, de sa voix rauque :--- Tu pourrais arriver plus tôt, enfin… La prochaine fois, tu retourneras chez toi et tes parents devront venir te ramener !Isa fit un signe de tête et disparut dans la cour où elle retrouva son amie Béatrice (Béa) ; très brune, mince voir maigre, elle contrastait avec elle qui était blonde et un peu forte… Ce qui la faisait qualifier de grosse lors des chamailleries entre filles ! Et les deux amies de se raconter leur soirée, leur nuit… Comme tous les matins depuis des années ! Isa chuchotait :--- J’ai fait un rêve… J’étais enlevée par des hippies…Et l’autre de taper dans ses mains en se mordant les lèvres :--- Ouah… Raconte ! Mais raconte, enfin !Et Isa de faire durer le suspense, puis de murmurer à son oreille :--- On était dans leur vieille bagnole, à l’arrière… Ils étaient trois gars sur moi… Et… Une fille aussi !Béa poussa un petit cri, qui attira l’attention des autres copines autour d’elles ! Et toutes deux de rire pour dissiper leur gêne ! Il s’était passé tant de choses depuis quelques mois, dans leur vie : La découverte des plaisirs solitaires, là aussi terreur des parents ! Et ces détails racontés au matin, les positions, les caresses intimes… Isa la première avait alors dit à son amie :--- Quand j’ai mis mon doigt dans ma fente… J’ai enfoncé et j’ai senti ce truc qui bouche le passage… Et puis… J’ai remonté un peu en haut… Ce petit machin qui dépasse… C’est bon ! C’est trop bon ! Il faut que tu essaies ! Je t’assure !Et Béa de pouffer, rougissante jusqu’aux oreilles, frissonnante à la pensée de faire cela : Son bas-ventre la brûlait depuis des semaines, mais jamais elle n’aurait eu l’audace de telles caresses… Si son amie ne lui avait pas dit l’avoir fait ! Et elle calculait dans sa tête les heures qui la séparaient de son coucher, pour tester ces plaisirs solitaires… Nonobstant les mises en garde de sa mère, à mots couverts bien entendus :--- Tu sais, ma fille… Quand tu es dans ton lit… Enfin… Il faut que tu saches… Que tu fasses attention ! Moi, à ton âge, ma mère me mettait les mains dans des moufles !Cette histoire de moufle avait longtemps intrigué les deux amies, jusqu’à ce qu’Isa, la plus littéraire des deux, trouve un texte dans un livre poussiéreux de la bibliothèque qui mentionnait que les jeunes filles devaient garder leurs mains hors de la literie, et pour cela les mères les leur plaçaient dans des moufles fixées sur les côtés du lit : Un lacet permettait de les bloquer là jusqu’au matin où on devait venir les délivrer… Les deux amies poussaient les hauts cris à cette idée, et Isa avait beau jeu de dire :--- Tu vois bien qu’on veut pas qu’on se touche ! Les adultes sont tous pareils… Pourquoi y veulent pas ? On fait rien de mal !Et Béa de s’exclamer en hésitant un peu :--- Sur le livre y disent qu’on peut devenir sourde… Ou alors attraper des maladies… Des boutons pleins la fente, des écoulements purulents… T’as envie de ça, toi ?Mais le désir provoqué par la montée d’hormones dans leur corps d’adolescentes était bien plus fort que la peur de ces mises en garde ! Et les deux amies de se communiquer au matin les découvertes de la nuit en matière de masturbation ! Qu’elles ne nommaient pas ainsi, d’ailleurs elles ignoraient ce terme, elles disaient « se toucher »… Et ne disaient pratiquer ses plaisirs solitaires que durant leur sommeil… A la suite de rêves érotiques, et elles se faisaient un plaisir de se les raconter au matin ! En y ajoutant des épisodes croustillants, ou en en omettant certains quand ils leur semblait trop personnels… Notamment quand des filles entraient dans leurs épisodes oniriques : L’homosexualité tant masculine que féminine leur apparaissait comme si extraordinaire qu’elle les gardait pour eux… Mais ce matin là Isa racontait :--- Des hippies m’avait enlevée devant chez moi ! Et puis… Ils sont partis sur la route de Paris… J’étais couchée par terre, derrière… Et y avait trois garçons avec moi, un de chaque côté de moi et un… Sur moi ! Une… Une fille aussi… Elle… Elle nous regardait…Béa se couvrait la bouche des ses deux mains, comme pour s’empêchait de crier d’horreur… Sans doute un peu feinte ! Elle murmura d’une voix à peine audible :--- Et alors ? Elle… Elle te faisait rien ? Et les garçons, Ils… Ils t’embrassaient sur la bouche ?Isa semblait chercher dans ses souvenirs, et elle finissait par broder un peu, disant ses fantasmes sous le prétexte de raconter son rêve :--- Un m’embrassait, un autre me suçait les seins et l’autre me touchait… Ma fente… Avec ses doigts… Et… sa bouche ! Sa bouche sur ma fente !Fascinée autant que dégoûtée, Béa ne pouvait s’empêcher de s’exclamer à haute voix :--- Sa bouche ? Sa bouche sur ta… Ta fente ? Mais c’est horrible ! Ça me donne envie de vomir !Rougissante, Isa tentait de se justifier :--- J’y peux rien, je rêvais… Et puis… Tu as bien vu sur les BD que des filles font ça aussi à des garçons… Alors, pourquoi pas l’inverse ?Les « illustrés » dont elles parlaient souvent en les nommant « BD », pour ne pas être comprises par les autres, étaient ces bandes dessinées qualifiées de « pour adultes » ; généralement achetées par des frères plus âgés, ou même des pères et que certaines filles empruntaient le temps de les lire furtivement, voir de les regarder en groupe… En choisissant bien celles qui auraient l’honneur de le faire : Si des parents avaient connaissance de ce genre de lecture, les punitions seraient terribles ! Que des garçons le fassent, cela pouvait passer ; c’était dans l’ordre des choses, comme certaines traces nommées « cartes de France » sur leurs draps ! A condition que cela ne soit pas trop fréquent… Mais pas des filles, censées rester pures… Isa continuait :--- Tu te rappelles la BD qu’on a vu l’autre fois, y avait une fille qui suçait un vieux, avec une barbe… Et ben y a des mecs qui aiment lécher des filles, c’est comme ça !Et l’adolescente continuait, visionnant la scène dans sa tête :--- Y m’enfonçait sa langue dans ma fente… Profond… profond… Et puis il m’a fait bouger mon pt’tit truc…Béa sentait en elle un frisson qui la poussait à serrer se ...
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