Chronique d’un château et de ses occupants…Cette histoire se décomposera en plusieurs épisodes retraçant la vie des membres d’une grande famille honorablement connue du centre de la France ; il s’agit des parents et de leurs deux filles ; et aussi de leurs employés ! Nous allons commencer par la mère, que nous appellerons pudiquement Ernestine de L. pour que nul ne la reconnaisse !Madame de L. revenait d’un bridge avec ses amies, passablement énervée : Ces pipelettes étaient d’une vulgarité, parfois : La conversation avait roulé plus de la moitié du temps sur le sexe ! Décidément, l’approche de la cinquantaine ne valait rien pour ces grandes bourgeoises esseulées, presque toutes étant soit divorcées soit veuves… Quant à celles qui étaient encore en couple, bien souvent leur mari partait pour des séminaires, des week-end avec des amis ou des association caritatives…Leurs parties de cartes, naguère joyeuses mais toutefois dignes et sérieuses, tournaient maintenant sur tel amant de l’une d’elle, de telle autre, et Ernestine de L. ne put s’empêcher de parler tout haut dans sa voiture :--- Un peu mieux, elles auraient donné des détails ! Tout de même !Un tracteur agricole la força à ralentir, ce qui acheva de la mettre de mauvaise humeur : Son chauffeur, un paysan rougeaud avec un gros nez violacé, finit par se ranger pour la laisser passer au bout d’un long moment… Et il lui fit un geste excédé quand elle le dépassa de façon un peu imprudente ! Ne pouvant se retenir, elle s’écria en se rabattant d’un violent coup de volant :--- Ça va bien, non ? Oh, mais ce n’est plus possible de rouler sur ces routes… Ils se croient partout chez eux, ces bouseux !Descendante d’une famille ayant possédée des terres en métayage, elles entendait depuis son enfance des critiques acerbes contre ces paysans qu’il fallait obliger à régler les fermages des propriétés… « Sales, bêtes et menteur », lui répétait sa grand-mère en boucle quand c’était le moment de percevoir les loyers ! Et même si ses parents avaient vendus ces terres depuis longtemps, elle ne pouvait s’empêcher de considérer comme allant de soi les idées de son aïeule sur les gens de la campagne !Arrivant au château, elle soupira après le portail électrique qui refusait de fonctionner ! Décidément, ce soir rien n’allait… Avec humeur, elle appela au téléphone le jardinier pour lui dire de venir ouvrir manuellement les deux vantaux ; et quand enfin l’homme à tout faire obéit, elle ne put s’empêcher de dire tout haut :--- Et bien… J’ai failli attendre ! Celui là… Celui là alors ! Dire qu’on le paie pour le peu qu’il fait !Elle et son mari n’en démordaient pas, le salaire du jardinier était trop élevé pour son travail ! Mais ce genre de poste ne trouvait guère de candidat et ils avaient dû se résoudre à le garder ; en lui faisant bien comprendre leurs sentiments envers lui !Elle alla garer la voiture sous le carport et dit d’une voix sans aménité au jardinier de porter ses courses au château ; ce qu’il fit de mauvaise grâce, comme tout ce qu’il faisait, d’ailleurs ! Et elle monta au salon en soupirant, d’humeur de plus en plus mauvaise… Elle se plongea dans un magazine de mode, le feuilleta puis le jeta sur le canapé et se mit à vérifier la propreté du dessus des meubles en y passant la main : La femme de ménage « oubliait » souvent cette partie là ! Encore une belle incapable, songea t-elle, puis se reprenant, elle ajouta pour elle :--- Belle, non ! Je n’ai jamais vu une souillon aussi moche ! Ah là là… Que de soucis !Leur personnel, que ce soit l’homme à tout faire ou la femme de ménage, revenait souvent dans leur conversation… En mal évidemment ! Ernestine de L. soupira encore plus fort, puis alla dans la cuisine voir ce qu’avait préparé leur employée, Monique : Outre le ménage, elle préparait les repas, faisait les courses les plus importantes, amenait les poubelles aux containers… Mais toujours avec lenteur, « mauvaise grâce », disait madame en secouant sa tête de dépit ! Comme le jardinier qui tondait la pelouse et ramassait les feuilles « sans y mettre beaucoup d’entrain »…Depuis quelques temps, Ernestine de L. était d’une humeur massacrante avec tout le monde : Son mari, Gontran, ses deux filles Aliénor et Constance, et bien sûr son personnel… La crise de la cinquantaine, disait son époux à leurs amis qui lui demandaient ce qui se passait ! Elle si enjouée autrefois, adorant recevoir… Christophe, le jardinier, disait à Monique avec sa gouaille habituelle :--- La vieille a ses bouffées de chaleur ! Il lui faudrait un étalon pour la dérider… Ça la calmerait, la salope ! La femme de ménage, souvent choquée par les commentaires de son collègue de travail, temporisait :--- Oh… Ne dis pas ça, tout de même ! Enfin… Un étalon, tu y vas fort ! Elle a bien des soucis avec ses filles… Surtout la petite…Et l’homme à tout faire de rétorquer :--- La pt’ite ! T’en as de bonnes, toi ! A 20 balais… Ce qu’il lui faudrait, c’est un bon coup de bite ! J’te lui ferais passer le goût des nanas, moi !Et Monique de rétorquer, outrée :--- Oh, quand même, tu exagères, toi ! La pauvre, si les filles l’attirent… Elle y peut rien !Et Christophe de rire et d’ajouter en partant :--- Si ça se trouve elle a toujours sa rondelle… Quel gâchis ! C’est pas celles que j’ai vu avec elle qui ont dû la ramoner au gode-ceinture !La femme de ménage, épouvantée de ces paroles, retournait au château avec la poubelle vide : Elle était très prude et les réflexions de son collègue la faisaient rougir ! Et le jardinier de parler tout seul en revenant à son atelier :--- Connasse… Quand y te baise, le singe, tu fais pas temps la fière !Il avait assisté à des coïts rapides entre elle et leur employeur, et il lui rappelait cela de temps en temps, quand lui aussi voulait coucher avec elle… Ce qu’elle prenait fort mal, mais finissait toujours par se laisser faire, car il menaçait d’avertir son mari… Un bûcheron violent et jaloux !C’était bien la ménopause qui posait problème à madame de L., avec tous ses symptômes… Mais aussi des envies qu’elle ne pouvait empêcher de troubler son esprit : Son regard se posait sur des hommes, dans la rue ou dans un magasin, et aussitôt elle ressentait comme un frisson dans son ventre… Qu’elle réfrénait au plus vite, mais avec du mal désormais ! Ce qui améliorait guère son humeur, et tout son entourage en pâtissait !Puis il y avait eu la visite d’un ami à son époux, Guiraud, un bellâtre qui roulait en Triumph Spitfire ; elle ne l’aimait guère, parce que depuis leur mariage il lui faisait des allusions au sexe… Elle en rougissait, et avait même confié le fait à Gontran, au comble de la gène ! Mais lui en riait, disant qu’il plaisantait… Tout en sachant qu’avant son mariage il lui avait confié qu’il s’emmerderait avec cette pouffiasse ! Grand amateur de femme, il savait qu’elle avait mauvais caractère, mais lui voulait une mère exemplaire pour leurs futurs enfants, fidèle… Et de la même classe sociale !Guiraud, perpétuellement désargenté (il avait fait un gros héritage mais vivait sur un grand pied), venait au château quand il n’avait plus rien et y passait parfois des semaines… En attendant de se refaire, comme il disait ! Là, il était arrivé la veille et tout de suite il avait remis sur le tapis les relations sexuelles entre «vieux mariés »… Riant trop fort, donnant des détails sur les couples et la routine qui coupait tout désir ! Pour la plus grande honte de Madame, qui gardait la tête baissée dans son assiette… Et Monsieur qui tentait de le faire changer de sujet avec un petit rire forcé !Quand l’invité rencontrait Ernestine de L. dans ce grand château, il lui lançait des œillades, lui faisait des réflexions à double sens… Elle aurait voulu lui répondre de même, ou faire un scandale, mais son époux l’aurait gourmandée d’importance : Un ami d’enfance, et de plus eux ne recevaient plus grand monde là… Pour une fois qu’ils avaient un invité ! Un jour, alors que Madame lisait au salon, Guiraud surgit du couloir et la faisant sursauter… Il éclata de rire :--- Dis donc ! Tu as peur ? Tu as peur de moi ? Allons allons, je suis quelqu’un de très doux… Si je veux…Ernestine ne savait que dire ; elle le voyait s’approcher d’elle, lentement… Elle tenta de parler de son époux, disant qu’il devait être en bas… Mais lui rit encore plus fort, et affirma l’avoir vu partir en voiture ! Ce qui était vrai, il devait amener la voiture à la révision ; Madame voulut se lever du canapé pour sortir de la pièce, mais l’autre était devant elle, massif et soudain tout proche… Elle tenta de passer à côté, en le bousculant un peu si nécessaire, mais lui la saisit par les bras et dit :--- Où tu veux aller ? Hein ? Allons allons… Fais pas ta mijaurée… Je sais qu’avec Gontran vous faites plus rien depuis longtemps ! Ha, ha, ah…Le rouge monta au visage de Madame : Comment ce malotru pouvait dire cela… Et comment le savait -il ? Il y avait des années qu’elle et Gontran n’avaient eu de relations sexuelles… Depuis la conception d’Aliénor, il y avait 21 ans ! Quand elle avait su qu’elle était enceinte, elle avait fait installer des lits jumeaux et jamais plus Gontran ne l’avait touchée : Leur mariage était plus un arrangement financier et aussi pour fonder une famille… Le plaisir sexuel en était exclu ! Il consistait à réunir deux fortunes et à avoir des enfants, comme Dieu le voulait…Gontran avait été d’accord, à ce moment ...
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